Interviews artistes

Focus artiste PWFM : H•I•V

Focus artiste PWFM : H•I•V

H•I•V (pour Human Is Virus) est un groupe singulier et plein d’originalité dont il est difficile de ne pas s’en souvenir ! Duo masculin, mélangeant aussi bien le rock que la techno, les machines que les paroles, agrémenté d’un graphisme tout particulier, il était évident de les intégrer au catalogue PWFM pour promouvoir la diversité musicale et les projets ambitieux.

Votre projet est singulier et prometteur, comment vous êtes-vous rencontrés et quel a été l’élément déclencheur de votre projet ?

F – Une rencontre moderne : une annonce audiofanzine pour trouver un guitariste/synthé/MAOiste pour le compte de Studio Paradise, mon ancien projet. Puis Vincent nous a quitté en m’inoculant le virus de la synthèse.

Les éléments déclencheurs : Une radicalisation, liée à la sensation d’emprisonnement dans un univers prétentieux et vieillissant, comme un peintre qui passe du figuratif à l’abstraction pour mieux faire passer ses émotions tout en marquant sa rupture, une recherche de nouvelles sensations fortes, se retrouver comme un enfant nu et enthousiaste des choses élémentaires de la vie avec des réminiscences d’une vie antérieure. Un enfant possédé par un fantôme.

Sans oublier notre passion commune pour les synthés et autres machines hardwares !

V – Je sais dessiner, lui il sait parler !

Avant HIV, étiez-vous déjà dans la musique ? Si oui, racontez-nous…

F – J’étais le compositeur chanteur guitariste de Studio Paradise, quintette pop rock psyché electro. 2 EP, 2 très beaux clips, de nombreuses scènes et festivals, des synchro pub, ciné et compil pour Miss Béatrice Ardisson, découverte des Inrocks…

V – Pour ma part je suis guitariste, j’écoute beaucoup de style différents si c’est pas tous les styles… Avant, j’ai joué dans plusieurs groupes, Funk, Jazz, Rock et Studio Paradise bien sûr.

Qu’essayez-vous de véhiculer par votre musique et esthétisme singuliers ?

F – On cherche avant tout à se faire plaisir, nous sommes en roue libre dans nos compositions et notre communication. La musique électro technoïde c’est du sensationnalisme primaire, on la croise comme on croise de la dope, nous on la dose avec l’immédiateté, la rage et le romantisme à 2 balles (mais sincère) du rock garage, et avec sa part essentielle d’amateurisme. Voilà pour la came musicale.

Nos textes parlent de la réalité sous un angle absurde en titrant fort. On aime jouer avec les limites, à tous les niveaux. On pourrait s’emporter et dire qu’on fait dans le postmodernisme dadaïste, mais ça serait du foutage de gueule.

L’esthétisme est un pur délire conceptuel dont Vincent est le maitre ! C’est l’histoire de 3 personnages poétiques (Rosa qui est l’amour viral, et ses deux acolytes le Tigre et la Mort) qui subissent les aventures romancées et dramatisées du groupe. Ce qui veut dire que cette interview aura des répercussions sur la destinée de Rosa & co 🙂

créa : BLEU MIEL

V – exactement ! d’ailleurs on compte sortir un livre pour enfant… Notre musique c’est un défouloir un prétexte pour utiliser des machines des synthés et aussi de parler de l’actualité, ce qui nous touche, nous entoure, sans complexe, libre quoi !

Comme dis Francè les limites sont super importantes pour nous, on a besoin d’un cadre pour créer. Sans lui, on partirait dans tous les sens… je pense qu’on déborde de créativité : mauvaise ou bonne mais prête à exploser à tout moment !

Est-ce important pour vous de jouer en live ?

F – Définitivement ! La place du live est centrale, c’est un moteur à l’origine du groupe. Un live c’est aussi puissant que du sexe ! Donc tout est tourné pour que tout le monde y prenne son pied, pour que ce soit un défouloir physique et émotif. Danse ! Danse ! Danse !

D’ailleurs la danse est au coeur de notre premier clip !

V – LIVE c’est vivre en anglais ? On veut faire danser les gens, sinon on aurait tout fait sur un ordinateur et fait tourner des faux boutons.

Avez-vous des souvenirs mémorables à nous raconter ?

F – En rapport avec le sujet, ma première free party : une découverte ! Pour l’importance du son, et pour le public humble, sincère, respectueux, libre et furieusement chaud ! Cette jeunesse, ce mouvement vital, souvent décrié, fait partie de ce que notre génération fait de meilleur.

V – Je suis très sensible sur le sujet, une autre question ?

Quels sont vos projets futurs et comment voyez-vous l’avenir d’HIV ?

F – Le futur est chargé, donc excitant ! Nous sommes en pleine pré-production de notre premier clip (réalisé par David Cabannes, chorégraphié par Laetitia Brighi) qui servira à nous diffuser et à promouvoir notre premier album.

Des lives et toujours des lives comme le Metz Electronic Festival ou Calvi On The Rocks par exemple. Lives que nous préparons d’arrache-pied avec nos machines.

On aimerait aussi éditer un livre pour enfant, qui sera un recueil de la vie de Rosa, le Tigre et la Mort, ou encore lancer une série de T-Shirts reprenant les créa d’HIV.

Enfin, réaliser et participer à de beaux events grâce au collectif PWFM qui met toute son énergie à faire vivre les mouvements artistiques indépendants parisiens.

Ca fait beaucoup, mais si la mort ne nous emporte pas après ça, on organisera alors une tournée mondiale et d’autres albums 🙂

V – On cherche aussi un mec au top qui pourrait nous aider dans nos productions (voir petite annonce…). On voit très grand avec des yeux d’enfants !

On a la rage des frères LOPEZ !

Et si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à visiter leur site

Partager :

Facebook

Newsletter